Mercredi 12 novembre 2008
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LOIN DES AUTRES
Joyeuses pâtes !
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Pour faire de sa vie une œuvre d'art, il faut accepter parfois l'art au dépend de sa
vie… Créer une passion de toutes pièces pour mieux la piétiner… Un héros n'a
pas besoin d’être heureux…
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Le but nous fait oublier le chemin; l’avenir nous fait oublier le présent. Le but est
le chemin; l’avenir est le présent.
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Nos actes restent ce qu'il y a de plus tangible… Je pense qu'on peut être sans
avoir, mais difficilement sans faire (et dans la vie, faut pas)…
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La musique et l’écriture me comblent d’un tel bonheur que je me demande ce
que trouvent à la vie ceux que l’art ignore…
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La plupart espère une solution du futur, une réponse de l'avenir, le bonheur dans
l'après… Pourtant, le bonheur est un état d'esprit que nous avons connu déjà,
auquel nous avons goûté un jour. Un état d'esprit que nous voulons, non pas
trouver, mais retrouver - sinon, comment saurait-on que c'est si bien ?… Or, si
nous y avons déjà goûté, ce n'est plus dans l'avenir, dans l'inconnu, qu'il faut le
chercher, mais dans le déjà-vu, dans l'expérimenté, le déjà ressenti… Il y a, dans
notre passé, des conditions mentales relativement précises qui nous l’ont apporté.
Même si nous évoluons, même si nous nous révélons sans cesse, notre nature
profonde sait, dès l'origine, les états qui lui conviennent…
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L’un n’empêche pas l’autre : le monde est pourri ET merveilleux.
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Je ressens autant de joie mauvaise quand des parents pleurent la perte de leur
rejetons, que lorsqu’un chien se retourne contre son maître.
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C'est la deuxième phase qui est la plus difficile, celle où l'on s'accroche aux
souvenirs d'un temps où l'on était tout autre, celle où l'on tente de retrouver un
désir disparu à jamais…
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Faire savoir en ville que la campagne existe, au travail que le rien-foutre existe,
au malheur que le bonheur existe, qu'il y a d'autres voies…
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Si leur croyance était profonde et inconditionnelle, la notion de péché n’aurait
jamais existé. Mais au fond d’eux, le doute est bien plus fort qui leur permet d'agir,
de leurrer la croyance…
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En luttant “contre les licenciements et la précarité” ils contribuent au total
maintient du système d’exploitation et d’esclavage qu’est le travail salarié, le
rendent par-là même indispensable et ne font qu’enfoncer le clou d’un patronat
ravi. Ce ne sont que des serfs se contentant de réclamer un peu plus d’aumône au
seigneur, au lieu de détruire son château, au lieu de s’extirper de sous sa coupe…
Réclamer du travail, c’est faire le jeu de l’argent et des patrons. Ces gens ne
chipotent, finalement, que sur la qualité des chaînes…
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De n’avoir ne serait-ce qu’un parcelle de certitude de l’avenir gangrène
totalement mon présent…
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Il est toujours plus agréable et facile de se débarrasser que de s’encombrer.
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Les méthodes sont de simples techniques de surface pour faciliter le présent,
l'imitation d'une pratique qui nous rapprochera de l’état souhaitable, en accord
avec certaines convictions qui, elles, peuvent être un peu plus profondes…
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La mort nous rend légers…
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Les choses se font par plaisir, par coup de tête, par envie… Nous savons
pertinemment, au fond de nous, que nous pourrions être mort, ou ailleurs, faire ci
ou ça, penser ci ou ça, sans que ça ne change rien… Si les actes avaient tant de
valeur, si la réflexion avait tant de pouvoir, alors l'homme ne ferait plus rien,
n'aurait rien fait ; les conséquences seraient trop insurmontables…
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Ne pas se tourner vers l’avenir mais le laisser, lui, se tourner vers nous.
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Une indifférence aux idées et au temps… au profit de l'instinct, au profit de
l'instant.
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Sous la torture : soit subir, soit tout dire… Franchement, j'hésite… Je ne vois
pas trop ce que ça change… Je pense que j'irais au feeling…
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L'indifférence est là, toujours, au dessus de tout… Cela n'empêche en rien de
jouer, de se prendre au jeu ou même de vouloir gagner des parties… N'est-ce pas
le cas de tout joueur ? Ne faut-il pas faire semblant d'y croire un minimum si l'on
veut un minimum s'amuser ?… Est-ce pour autant que le jeu est sérieux ou qu'il
est vérité ?…
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Un choix n'est valable qu'au moment où on le prend. Le présent n'est valable
qu'au présent, l'engagement n'est valable que sur l'instant. Tout le reste est
mensonge.
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C'est une attitude bien crétine que de penser que le bonheur s’obtient au mérite,
à la difficulté, à la souffrance… Comme un but, un espoir toujours repoussé. Si je
vis au présent, c’est au présent que le bonheur doit être, dans le plaisir et la facilité
de l’instant.
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Se demander quel est son chemin et envisager l’avenir sont, pour moi, deux
choses incompatibles… L’avenir détruit le présent et supprime le temps qui devait
nous y mener.
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A tous ceux qui ont renié, bafoué, piétiné la réalité, la vérité et l’authenticité de
leur jeunesse, trahi l’unique période où le monde adulte nous apparaît sans fard et
tel qu’il est - un monde de faussaires et de menteurs, je dis : c’est bien fait.
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Le problème, après avoir tout fait pour les éviter, est que je n’en ai plus aucun.
La vie est d’un ennui sans les problèmes !…
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Finalement, on paye le ticket de vie assez cher pour que cela nous incite à aller
jusqu’au bout.
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Tu n'as que tes propres sens pour appréhender le monde; tu es ton seul critère,
ta seule référence… Tout ce que tu vois, ressens, vient de toi…
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Il faut chercher longtemps avant d’être bien certain que le monde nous échappe.
Si vraiment on veut y vivre, il faut aller au bout de ce que le cerveau (ne) peut
(pas) comprendre. Ce n’est que là, quand chaque recoin a été fouillé, que le cul-
de-sac peut apparaître et que l’on est obligé de faire appel à autre chose de plus
grand que nous-même pour nous tirer de là. Un appel au cœur, au ventre, à
l’inconscient le plus profond, à l’essence des sens…
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Nous sommes sous le pouvoir d’une vaste et permanente indifférence …
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La vie n’a aucun sens et ne peut en acquérir que par la voie du non-sens…
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L’incernable réel ne mérite que l’instinct.
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Chaque certitude est une entrave.
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Le présent ne peut s’épanouir qu’une fois l’avenir assassiné.
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Je pourrais tout aussi bien me dire que je vais bien, après tout; cela n’a pas
vraiment d’importance.
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Tout ce que fait l'homme "civilisé" est, consciemment ou non, destiné à l'éloigner
de la nature, à la dépasser, à la maîtriser. C'est pourquoi il va mal. Entre les
valeurs (travail, famille, patrie) au sein desquelles il s'efforce de tenir, et sa nature
animale qui ne lui est plus rappelée que par une libido détraquée…
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L'après-mort, l'équation du monde, les petits hommes verts, la souffrance des
carotes, le fonctionnement des sentiments, les fantomes, les prémonitions… Tant
que nous ne pouvons savoir, ce n'est qu'une question de choix arbitraires, de
croyances ou de scepticismes…
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L’artiste a l’énorme avantage d’échapper aux critères d’âge ou d’argent. Un
artiste reste un artiste, même vieux, peut-être le devient-il plus encore. Un artiste
reste un artiste, même pauvre, peut-être le devient-il plus encore.
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Je dors quinze heures par nuit et trouve encore le moyen de me faire chier le
reste du temps.
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Qu’est-ce qui nous pousse à rejeter ainsi notre propre nature, à fuir vers d’autres
lois que la notre, à nous contraindre à des règles conçues par et pour d’autres…
De qui a-t-on peur ?