Joyeuses pâtes !
La peur de vivre, la crainte d’être, nous mène vers un néant bien plus concret
que notre soit-disante fin.
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Il n’y a que de sots métiers.
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Certes, on ne peut pas faire tout ce qu’on aimerait; du moins peut-on ne faire
que ce qu’on aime.
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Pour lutter contre l’inquiétude : noyer l’appréhension dans un bilan total…
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J’accepte avec plaisir d’être quelque peu ennuyé par une chose, si je suis certain
que celle-ci ennuie beaucoup les autres.
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Mon regard donne ma vérité; mes sens donnent ma réalité. Le reste n'est pas à
ma portée.
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Pour un avenir radieux, radions l’avenir…
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Il n’y a pas à avoir peur du pire, car le pire est justement la peur.
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N'importe quel être doué de conscience est, par le fait de sa vitale subjectivité, le
centre du monde.
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Quand on a envie de sucré, le mieux est encore de manger directement du
sucre.
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L’occidental se définit volontiers par ce qu’il a ; sans doute par honte de ce qu’il
est.
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Ce n'est pas parce que moi, fils de bourge occidental, je choisi la pauvreté pour
m'aider à vivre heureux, que ce même choix serait judicieux pour le Malien
affamé…
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La posture est primordiale pour se défendre en société, tout comme la mauvaise
foi… A quoi bon se découvrir face à des abrutis ?… L'avantage de la posture est
qu'elle permet de donner une image de nous, en attendant que le fond
corresponde…
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Il faut apprendre à inverser toutes les valeurs communes, tout le temps, de façon
quasi automatique, presque inconsciente, pour arriver au "Tout se vaut"… Il faut
essorer sa raison jusqu'à la dernière goutte pour réaliser qu'elle ne sert pas à
grand chose, que notre vérité est ailleurs… La remise en cause de tout est une
attitude qui peut se mettre en branle du jour au lendemain. Il n'empêche qu'ensuite
le chemin continue, ainsi que les découvertes, les remises en cause des remises
en cause, les doutes sur les doutes, les inversions d'inversions… Tout ça prends
du temps, mais on est sur la voie, et l'attitude, la posture est prise, radicalement,
définitivement.
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J’accepte tout ce que l’avenir m’envoie et cette acceptation est synonyme de
présent.
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L'impression que pour certaines choses, sous certain angle, l'expérience nuit
plutôt qu'elle ne sert… En amour, notamment.
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Il y a un seuil de pauvreté. En dessous, c'est pas bien, mais au dessus, c'est pas
mieux.
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L'inversion ne peut être objective, elle dépend de notre culture personnelle.
L'inversion part du doute et démontre que, hors contexte culturel, tout se vaut…
Seule la culture donne valeur aux choses, mais nos valeurs propres se cachent
dans l'instinct.
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Le seul destin concrètement envisageable est notre mort.
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“Devenir” n'est pas “être”. L'avenir ne sert qu'à faire peur. Seul ce qu'on est
devenu, le chemin parcouru, aide à goûter le présent…
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Rien n'a de valeur profonde et continue. On peut passer d'une attitude, d'un
sentiment à l'autre, d'une opinion à l'autre, selon le lieu, l'instant, l'adversaire, la
situation… Ce sont des risques que l'on se permet de prendre parce qu'on sait
qu'au fond c'est du kif-kif…
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La plupart se contente, à défaut de bonheur, du malheur des autres.
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C'est fou ce que m'apaise d'observer les insectes allant à leur guise, dans une
indifférence totale à mon existence… Cela m'apaise et me rassure.
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On peut prévoir des tas de choses, mais pas d'être heureux.
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La sincérité seule peut faire acte d'originalité.
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Pourquoi l'Homme, roi de l'adaptation, s'échine-t-il à vouloir adapter - jusqu'à la
destruction - tout ce qui l'entoure ?…
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Nous sommes tous innocents. Même le plus sage ignore les réponses.
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La bonne question, celle qui fait avancer, ne peut qu'aboutir à une autre
question. Chaque réponse est une petite mort.
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Tout malheur (matériel, financier, relationnel…) est une invitation à l'ascèse, une
invitation au bonheur…
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Le doute est la base indispensable pour prendre, et surtout tenir, une
quelconque décision forcément arbitraire. Mieux vaut être arbitraire en toute
conscience.
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Les inversions créent le doute ; les inversions d'inversions créent le "Et alors ?"
qui mènent au "Tout se vaut"… Cela ne ramène pas au point de départ mais
ouvre, au contraire, perpétuellement de nouvelles voies… Chaque inversion
dévoile une nouvelle facette… Il n'y a pas que pile ou face, blanc ou noir, bien ou
mal, mais une infinité d'angles…
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L'important est de décider, qu'importe quoi.
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Nos vrais besoins sont animals et rien d'autre.
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En y réfléchissant, y a-t-il tant de choses qui portent à conséquences ?… Et
celles-ci sont-elles si dramatiques, irréversibles ?… et quand bien même…
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Utiliser sa capacité de réflexion pour apprendre à ne plus juger n'empêche en
rien les positions radicales dès lors qu'on les sait arbitraires.
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Pourquoi se soucier de l’avenir puisque c’est lui qui se soucie de nous, puisque
l’avenir, que l’on y pense ou non, vient nourrir le présent, que chaque geste,
chaque acte est conditionné par l’avenir, destiné à s’accomplir dans l’avenir…
C’est cet avenir si proche qui permet d’avancer dans l’immédiate satisfaction…
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la lucidité - ou ce que l'on prend pour tel - peut s'appliquer à tout, même à ses
pires attitudes, mais elle ne fait pas beaucoup avancer… On peut, lucidement,
constater que l'on simule…
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La sincérité rêve d'authenticité et espère y parvenir par, entre autre, l'imitation du
vrai.
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Le présent primera toujours. Laissons les programmes aux politiciens, les
espoirs aux frustrés, et les projets aux optimistes.
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La difficulté n'est que dans la pratique, la durée, le "Tenir ferme".
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Chacun peut vivre sa vie comme un roman. Question de regard; qu'importe ce
qu'on en fait.
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La contradiction, la remise en cause, est de l'ordre du jugement, cérébrale donc.
Diogène nous rappelle que le corps a bien des réponses que le cerveau ne pourra
jamais atteindre, et que l'instinct peut et doit supplanter le doute.
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Aller où sont les réponses (sans questions) sans avoir à passer par les questions
(sans réponses). La réfléxion y reviendra plus tard, si besoin est…
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Il est bien plus utile de se connaître que de faire bien ou mal (sur quel critère ?).
On est ce qu'on est. On n'est pas là pour en juger.
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Ma quête de liberté prime sur le bonheur même…
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On se souvient de Hitler parce qu'il est du dernier siècle mais, dès Napoléon, ça
se tasse un peu les souvenirs, les jugements, et on a totalement oublié les
massacres d’Alexandre… Le recul de l'histoire suffit à effacer toute responsabilité
à chacun.
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Imiter, c'est donner de l'importance à quelque chose, lui donner de la valeur ou le
réévaluer… Dès lors que l'on reproduit cette chose (ou qu'on ne la reproduit pas
ostensiblement), on prend position, on se place, on prend parti par rapport à elle,
et chaque prise de position consolide ou ébranle un peu plus la chose reproduite…
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Je présume que, pour beaucoup encore, l'animal ne ressent ni bonheur, ni
malheur, ni douleur, ni plaisir, et qu'il n'a pas d'âme… Un peu comme le nègre,
finalement…
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La raison n'existe pas. La raison n'est qu'une leçon bien apprise.
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Le cynique ne doit pas. Dans un sens ou dans l'autre. Ni dettes, ni devoirs.
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Le courage et la lâcheté sont les deux faces d'une même monnaie… La peur est
naturelle, animale, et nous y réagissons tout aussi instinctivement. Ce n'est
qu'ensuite que nous y accolons nos jugements, opinions, angles d'approche, qui
vont nous les font définir comme fuite, résistance, courage ou lâcheté… Ces mots
n'ont d'importance que dans la mesure où je sais qu'ils en ont pour d'autres et
qu'ils peuvent servir à ébranler leurs préjugés… Se revendiquer comme fuyard ou
lâche fragilise de beaucoup le péjorativisme de ces adjectifs.
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Seul le chemin compte. Arriver, c'est mourir.
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Il ne s'agit pas d'être parfait (la perfection serait notre éradication) mais de viser
à une participation minimale, toujours plus minimale (le partisan du moindre est
fort), de faire le moins de dégâts possibles afin d'avoir la meilleure conscience
possible, de fabriquer son éthique idéale et de s'efforcer à la suivre.
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Je suis devenu Dieu du jour ou j'ai compris que j'avais droit de mort (et donc de
vie) sur moi-même. La mort a fait de moi le premier, le primordial, le tout puissant,
car en me supprimant, je supprime le monde avec.
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Le désespoir existentiel n'est-il pas la dernière aventure possible dans ce confort
glaireux de molle démocratie ? Quand à moi, je continuerai à rebondir de
désespoir en béatitude, évitant résolument la mare de gerbe tiède qui les sépare.
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Pour Warhol, les attentats du 11 septembre auraient été sûrement aussi
dramatiques - ou anecdotiques, c'est pareil - que la disparition de la marque de
son fond de teint préféré…
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Ils se transforment en esclaves sur le seul malentendu que l’argent ferait le
bonheur. En 36, ils étaient content de cautionner leur soumission en remerciant
des miettes qu’on voulait bien leur laisser, leurs premiers congés payés… Ce n’est
pas tant “congés” qui compte, que “payés”. Les esclaves ont bien appris la leçon,
la vie selon les riches, à base de monnaie… Oubliant qu’il y a d’autres vies, à base
de temps, de beauté, d’amour ou d’eau fraîche… Toutes vies ou l’argent n’a rien à
faire… Avant même d’être pratique, l’argent est anecdotique et dispensable. Seuls
les riches ont intérêt à faire croire le contraire, à propager l’idée que le bien-être
s’obtient par l’accumulation (objets, crédits, enfants). Cela permet de sédentariser
l’esclave qui n’a plus d’autre horizon que l’étouffement, la lente paralysie vers la
stupeur finale, le dernier éveil de lucidité, celui qui vient trop tard.
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Dieu n'est qu'un dahu pour effrayer les gosses.
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L'opinion se sait subjective. Le jugement se croit objectif.
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Si l'on peut inverser les valeurs, c'est bien que tout a la même…
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La vérité n’est pas dans les évidences, mais dans leurs rappels permanent.
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Tant de planètes où l’Homme a été éradiqué… La terre attend son tour. Suffit
d'être patient.
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Il est écœurant de ne manquer de rien ; une vie de cadavre qui ne tend vers
nulle part…
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La mort, parfois, comme un simple soulagement de n'avoir plus à faire…
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Je n’ai jamais compris qu'on attache plus d'importance à la mort d'un enfant sans
aucune expérience, qu'a celle d'un adulte qui a, pourtant, beaucoup plus à
perdre… Je pensais déjà ça vers 7/8 ans - bien placé pour être concerné, donc, et
je le pense toujours aujourd’hui, contrairement à ceux qui, en grandissant,
s'identifient aux autres adultes et, plus particulièrement, aux parents… L'empathie
prends le dessus, la projection, l'oubli de sa propre enfance. Il y a certaines
civilisations ou c'est le contraire : la mortalité infantile y est grande et on n'y est
habitué; par contre on y vénère les anciens, livres vivants, savoir sans ambition,
sagesse…
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N'est-ce pas la conscience de notre mortalité qui peut nous permettre d'agir en
immortel ? Le Rien-a-perdre ne nous sublime-t-il pas ?
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Rendre le présent difficile, c’est le nier au profit d’un hypothétique avenir
compensatoire. Je me fous de l’avenir. L’avenir n’est pas écrit, prévisible… C’est
une jungle, une forêt compacte, opaque, où le présent défriche et taille comme une
machette… Et je ne vois pas pourquoi je devrais m’acharner sur le baobab qui se
trouve sur mon chemin si je peux le contourner et l’éviter ; je ne suis pas bûcheron.
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Puisque la peur ne se nourrit que d'avenir; mieux vaut lui couper les vivres.
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Compétitions, envies, jalousies, aigreurs, opportunismes, pouvoirs, lâcheté… : la
société ne se base-t-elle que “contre l’autre” ?
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Si le créateur n'est pas "payé" par le plaisir de sa création même, c'est qu'il n'a
rien créé, qu'il n'est en rien créateur… Le reste n'est que commerce…
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Seul ce qui est inutile peut rendre la vie supportable.
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Le beau est inutile. C'est même pour ça qu'il est beau…